Il faut bien se lancer un jour…

Un petit virus de rien du tout, un gros confinement bien lourdingue; et voici nos vies bouleversées, nos projets chamboulés.

Du coup c’est aussi l’occasion de concrétiser un projet qui évolue depuis 2014.

Vous êtes sur la version Bêta de mon modeste blog, qui n’a d’autres raisons d’exister que de vous présenter ma production céramique.

Ce n’est pas un site de vente, vous trouverez un ordre de prix en Infos pratiques mais le mieux sera toujours de me rendre visite…

Terre coulée

Je m’intéressais depuis longtemps aux techniques de coulage qui m’attiraient plus que le tour. L’occasion de l’expérimenter s’est présentée grâce à Virginie Péchard et le stage organisé dans le cadre de l’Esad d’Orléans avec Marie Samson, porcelainière/céramiste à Saint Jean de la Ruelle.

Depuis, j’imagine et je modèle mes pièces, je réalise mes moules en plâtre et j’y coule ma barbotine de grès blanc. Des oxydes ajoutés à la terre liquide me permettent de créer une palette dont je me sers pour la décoration de chaque pièce.

La mono-cuisson à 1250° dans un four électrique achève la vitrification de la terre. Ce processus permet d’économiser un tiers de l’énergie nécessaire à une cuisson classique dégourdis/grand feu et mon fournisseur d’électricité (Enercoop) me garantit une énergie renouvelable sans fossiles ni nucléaire…

Mes tasses, mugs, bols, assiettes et pichets sont tous uniques, les possibilités de variation étant (heureusement) quasi-illimitées et j’ai le plus grand mal à produire des pièces ressemblantes… 🙂

Mes pièces sont adaptées à un usage culinaire intensif, au lave-vaisselle et au micro-onde (bien plus que leurs utilisateurs d’ailleurs…).

En vente dans mon atelier à Saran (sur rendez-vous). Vous pouvez aussi passer commande (tarifs).

On peut trouver des mugs à tisanes chez Elsa à l’Herberie, 58 rue de la Charpenterie à Orléans.

Les Becs à vin les utilisent couramment pour les cafés, les desserts ou les soupes…

Créations uniques

C’est par la pratique du bonsaï que j’ai découvert la céramique. Un jour la question m’est venue : et si je tentais de réaliser mes pots?

Colette Baudoin m’a ouvert les portes de son atelier de Boigny alors que je souhaitais commencer directement par les hautes températures et non par la faïence ou le Raku. Accueilli hebdomadairement pour un mois, je n’avais pas été mis dehors après six mois de travail à la plaque… 🙂

Du pot pour bonsaï je suis arrivé au pichet en passant par les vases, les tasses, les mugs, avec de plus en plus d’intérêt pour les terres mêlées.

Terre sauvage

Saran est une terre d’argile. Par chance une carrière toute proche de mon domicile fournissait une briqueterie installée au bord de la nationale 20, où s’implantera plus tard l’entreprise Quelle…

Comme les vignerons Saranais qui travaillaient à la carrière l’hiver, je puise dans mon jardin la matière première de certaines de mes pièces. Terre sauvage ou terre de rencontre, elle sèche délicatement et sa préparation prend un temps fou. Mais quelle joie de la travailler de l’extraction à la cuisson, essence de l’un des plus anciens artisanats!

Bonsaï

Quelques-un de mes arbres dans mes pots…